ACID POP film Les Affluents 28 & 29 mars

LES AFFLUENTS le 28 mars à Agen et le 29 mars à Aiguillon, en présence de Jessé Miceli, réalisateur, et Laure Vermeersch, cinéaste accompagnante

L’ACID POP, université populaire du cinéma, lancée en 2018 par l’ACID (Association du Cinéma
Indépendant pour sa Diffusion), arrive en 47 !

Au programme, régulièrement en 2023, les cinéastes viendront partager avec le public leurs expériences de fabrication dans 4 cinémas du réseau : Le Confluent-Aiguillon / Le Liberty-Monsempron-libos / les Montreurs d’images-Agen / L’Utopie -Ste Livrade sur lot .
Qu’est ce qui nourrit leur inspiration ? Comment au quotidien – de l’écriture au tournage – fabriquent-ils
leurs films – qu’ils soient fiction ou documentaire ? Comment les mettent-ils en scène ? Comment
travaillent-ils avec leurs acteurs ou leurs protagonistes ?
Chaque séance ACID POP est construite autour d’un film soutenu par l’ACID et se déroule en trois temps :

  1. Dialogue autour d’une question de cinéma en lien avec le film de la soirée
  2. Projection du film
  3. Échange avec le public

28 MARS – Les MOntreurs d’images -Agen – 20h15 : masterclass / 21h : film / 22h15 : discussion

29 MARS – LE Confluent – Aiguillon – 18h30 : Master Class / 19h30 – Auberge espagnole/ 20h30 – Projection du film + Échange

=> LES AFFLUENTS en présence de Jessé Miceli, réalisateur, et Laure Vermeersch, cinéaste accompagnante

Cambodge, France – 2020 – 83 min – Phnom Penh, aujourd’hui. Aspirés par les lumières rutilantes de la ville, Songsa, Thy et Phearum, trois jeunes garçons, en quête d’émancipation, voient leurs rêves de vie facile se télescoper à une société qui oscille entre archaïsme et modernité.  Une photographie de la jeunesse cambodgienne, trois portraits aux accents queer et naturalistes qui questionnent les attentes et les désirs d’une génération.

Fabriquer un film de fiction en se saisissant du réel : de l’idéal au réalisable, aller-retour… 
Fabriquer un film c’est chercher une forme à donner à une idée, à un désir, tout en se débrouillant avec le réel et ses contraintes. Mais c’est aussi le cheminement inverse : reconstituer l’idéal à partir de ce qui est là, possible et réalisable.

A propos de LES AFFLUENTS – Alain Raoust – Cinéaste :

Si vous aimez les tuk-tuk et que vous êtes un peu toc-toc vous serez probablement comme un poisson dans l’eau dans Les Affluents de Jessé Miceli. Premier long-métrage halluciné, frappant et frappé, ovni from Mars mais au final en provenance de Phnom Penh, Cambodge. Sans clou, sans vis, s’enchaînent des microfictions, des fragments, composants un poème qui chercherait à rassembler les membres de sa narration perdue. Soit, en mode mur de pierres sèches sans liant, les trajets de trois garçons qui deviennent également celui de leur famille, de leurs amis, de leurs fréquentations, d’une ville, d’un pays tout entier. Dans ce mouvement, celui d’un travelling arrière qui composerait une vue d’ensemble, la grande force du film est également de nous transformer en un affluent. A l’aise, on se glisse dans le courant, sans trop savoir où tout cela va nous conduire, on est embarqué sans destination précise oubliant même le point de confluence, là où les eaux se mêlent. Captivés, nous sommes liés au quotidien de Songsa, garçon quasi muet, 200% timoré, que tout le monde prend pour son esclave. (…)

James Joyce, « le grand dragon du verbe” disait : « Ce qui importe par dessus tout dans une création, c’est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir« . Ce que nous propose Jessé Miceli, et c’est là en quelque sorte la prouesse, est d’être à la fois au point d’arrivée et à la source des affluents de la création.

LES AFFLUENTS fait suite au film SOY LIBRE diffusé le 28 février à Monsempron-Libos et le 1er mars à Ste livrade sur lot, en présence de la réalisatrice (visio -conférence)

France – 2021 – 78 min – Arnaud, c’est mon petit frère. Un jour, je me suis rendu compte qu’il était déjà grand. Il est né là où on ne choisit pas et cherche ce qu’il aurait dû être. Libre.

A Propos de SOY LIBRE :

Arnaud est encore un jeune garçon aux traits enfantins lorsque s’ouvre le film. Un garçon emprisonné entre les murs de la cité où il continue de grandir, enfermé dans une histoire qui lui est imposée. La prison de béton est aussi faite de mots, ceux d’un discours sur soi et le monde que l’on doit avoir quand on vit ici – et que l’on s’adresse à une caméra. Immédiatement, la voix de sa sœur cinéaste vient l’en arracher, détruisant sans ménagement la parole attendue d’une histoire résignée au déterminisme. Il s’agira, dès lors et sur plus d’une décennie, de construire cette histoire en dehors des chemins tracés et de chercher ensemble la forme du récit d’une vie à mesure qu’elle se dessine.

Dans un geste de cinéma puissant, Laure Portier nous offre ici bien plus qu’un portrait. Avec tendresse et sans concession, la cinéaste nous emporte au rythme de son montage subtil, dans l’odyssée de son frère associée à celle de la fabrication du film qui sera sans cesse assumée, questionnée, contestée. Se saisissant de toute la force parfois violente du cinéma, SOY LIBRE bouscule le spectateur dans une ode à la liberté et au pouvoir émancipateur de son art. Les Cinéastes de l’ACID

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